Shankra Festival 2016

Découvertes, Festival, Voyages | 2 commentaires

L I F E   I S   Y O U R   M E S S A G E

Bon, clairement, on n’est pas sur du festoche de bobo, du festoche tellement en vogue qui me ferait passer pour une blogueuse bien trop stylée et hype.

Mais une certaine pub a dit un jour : «  les meilleurs choses dans la vie, sont les plus simples « , bien que simple, ce n’était pas forcément le cas de ce festival.

Alors le Shankra Festival, c’est quoi ? C’est 5 jours de trance, psytrance en continu, réparti sur deux scènes, perdu au beau milieu d’une vallée Suisse, entre les montagnes de Lostallo City qui semblent nous engloutir à la nuit tombée, en gros ? Un pur délire.
« Ouais mais la trance c’est pour les drogués, les junkies et les trous du cul perdus dans leur vie » olé olé, je vous vois venir avec vos préjugés ! Alors certes, je ne peux dissocier ce monde de la drogue. Mais je le dissocie de moi. Partant de là, je peux vous raconter cette incroyable aventure.

5 jours sans douche, sans toilettes, sans grand lavabo avec miroir, sans lisseur et sans sèche-cheveux. Sans swag à disposition, livrés à nous-même. Alors ouais, on en revient à vivre en communion avec la nature, notre joyeuse équipe de 8 membres aussi loufoques les uns que les autres, s’en est très bien sortie. Minorité numérique, seulement 2 filles dans la team. Flora et moi, mais au moins, elle était là, pour m’accompagner dans les lamentations que seules les filles peuvent comprendre.

Pieds dans la boue, pluie, mésaventures, galères, rencontres… Cette expérience fut forte en émotion, éprouvante, fatigante, extraordinaire.

Déjà le cadre. Ces montagnes ont clairement fait chaviré mon cœur. Je n’avais jamais vu des paysages aussi magnifiques, inspirants, ils ont emporté mon imaginaire dans un ailleurs, ont rétabli ma créativité à l’ordre du jour. Cette sensation d’être si loin, loin de la France, loin des attentats, loin des problèmes familiaux et des tracas quotidiens.

Loin de tout. Déconnecté. J’avais oublié à quel point ça fait du bien… Je pense que rien que ça, c’était déjà le feu. Mais on ajoute à ça le son, les festivaliers déchaînés…

Et on parle pas de jeunes bacheliers qui viennent fêter le bac, non non, de vrais festivaliers, équipés comme jamais, le genre de personnes dont c’est carrément le mode de vie, la vie hippie, la vraie de vraie, les descendants de Woodstock, cette culture est juste folle.

Et je trouve qu’au niveau du style, j’ai carrément du souci à me faire, piètre blogueuse que je suis ! Ces dreads-girls ont plus d’imagination qu’un movie de Gaspar Noé, dans leur look, tout est cohérent et beau. La matière de leur sarouel, leur top en macramé et leurs colliers en bois m’ont clairement vendu du rêve. Sans parler des dreads, oh oui les dreads. Souvenez-vous.

Je n’ai cessé de me demander comment faisaient ces filles pour être si fraîches pendant 5 jours alors que j’avais déjà la gueule de travers après la première nuit…

5 jours d’apéros, de musique et de fête dans la nature. De douches dans la rivière gelée, de nuits passées dans les tentes humides qui puent des pieds. 5 putains de jours inoubliables. Je serais pas vraiment capable de parler des activités la journée vu qu’on vivait en décalé. En tout cas les stands pour manger étaient bons (mais chers). Pour trouver une ville avec supermarché, pharmacie et tout ce qu’il faut pour survivre, il fallait se déplacer jusqu’à Bellinzona [10/15 min en voiture de Lostallo] #merciwaze

Lostallo, petite commune Suisse avec un ratio de 700 habitants. Ses petites maisons colorées sont magnifiques, on est loin de la civilisation et de la dynamique d’une grande ville et ça aussi, ça change et ça fait du bien ! En gros, même si c’était éprouvant c’était tellement génial à la fois que je ne peux être négative.

Ce Shankra, c’était pas juste un festival pour s’enjailler sur du son. C’était carrément une expérience humaine ! L’après-coup, même si j’ai kiffé me replonger dans un bain moussant en buvant un thé et dormir sur un matelas, cette vie m’a manqué d’un coup. La nostalgie était brutale. Mais avec un peu de temps et de recul on arrive à consumer cette nostalgie et la transformer en souvenir positif, et c’est ce qui m’a poussée à rédiger cet article ! C’était mon premier festival hors de la France et je n’ai qu’une hâte : réitérer l’expérience !

Encore merci à ma petite poule pour ce cadeau de folie !

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